En Suisse romande

Les projets identiques ou semblables aux projets de potagers urbains réalisés en Suisse romande sont recensés sur cette page. Si vous connaissez ou développez un tel projet qui n’est pas mentionné ici, merci de nous contacter pour nous le faire savoir.

Plantages de Lausanne


Les premiers plantages lausannois ont vu le jour en 1996, initiés par le Service de parcs et promenades de la Ville de Lausanne. A cette époque, la réalisation d’un inventaire des espaces verts de la ville a permis de constater une forte diminution du nombre de jardins au pied des immeubles et, en parallèle, un nombre important d’espaces verts délaissés ou inutilisés. L’impulsion est donc venue d’une volonté du service d’améliorer le cadre de vie des citadins en requalifiant les quartiers d’habitation, notamment les plus sensibles et les plus denses. Concrètement, le Service réalise un plantage et distribue ensuite les parcelles aux habitants du quartier, en fonction de différents critères (habiter à moins de 5 minutes du terrain, s’acquitter d’une taxe de quelques francs, etc). Depuis 1996, le Service des parcs et promenades a réalisé huit plantages qui occupent au total une surface d’environ 1000 m² et permettent à près de 260 lausannois de disposer d’un petit lopin de terre à deux pas de chez eux.

Le plantage aux Libellules de Vernier

Le plantage de Vernier existe depuis 2009 et a été réalisé sur le terrain d’une ancienne usine. Les parcelles à disposition des jardiniers font entre 8 et 40m². Comme pour les plantages lausannois, pour pouvoir bénéficier d’une parcelle, les futurs locataires doivent habiter à moins de 5 minutes du terrain. Pour inciter à l’échange et à la convivialité, la commune a installé une place de pique-nique en commun sur le terrain. A l’heure actuelle, toutes les parcelles ont trouvé preneur. Deux nouvelles parcelles ont été inaugurées au printemps 2011: le plantage de Montfleury à Vernier Village et le plantage de Balexert dans le parc du même nom. De plus, des projets de potagers urbains en bac sont à l’étude pour les cités du Lignon et des Avenchets.

Genève

A Genève, des jardins potagers ont vu le jour en 2006 dans le parc de Beaulieu. Ces jardins avaient été initiés par l’unité d’action communautaire (UAC) du quartier des Grottes. Victimes de leur succès, les 20 parcelles du jardin avaient été distribuées par tirage au sort. Dans le reste de la ville, le quartier des Ouches est en train de réaliser un jardin potager du même type, et une réflexion est en cours pour en aménager un dans le parc des Délices.

Un autre projet à vu le jour à Genève en 2010. Il s’agit d’un potager qui a été réalisé au Foyer Les Franchises (foyer pour les jeunes dès 13 ans), qui est mis à disposition des jeunes du foyer et des personnes âgées. Cette mixité des utilisateurs a été rendue possible grâce à une plate-forme de mixité sociale et intergénérationnelle mise en place par le Service de l’action communautaire du quartier Servette/Petit-Saconnex. Ainsi, les jeunes, au contact des personnes âgées apprennent le respect d’autrui et un certain savoir-faire. Depuis peu, les habitants du quartier peuvent également participer bénévolement au projet.

L’association « les Jardins des Délices » a été fondée à la fin de l’année 2013 avec pour vocation d’encourager le jardinage, la biodiversité, la culture et les rencontres entre personnes de tous âges, au Parc des Délices et son voisinage immédiat. L’association s’occupe notamment d’un potager urbain au centre ville de Genève et poursuit ses activités dans un esprit participatif et convivial, basé sur l’envie de fédérer le quartier autour de projets partagés.

Presinge

À Presinge, petite commune genevoise de 700 habitants, un nouveau jardin a éclos. En effet, le foyer de requérants de Presinge en collaboration avec l’hepia (haute école de paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève) a mis en place un potager de 150m2 où étudiants et requérants se côtoient pour apprendre mutuellement les uns des autres.  L’idée de ce jardin communautaire a germé à l’automne 2009 dans la tête de Fanny Zurcher, assistante sociale au centre genevois. Il a vite été mis en pratique vu qu’en janvier 2010, les premiers coups de bêche ont été donnés.

Ce jardin est un moyen pour les étudiants de l’hepia de se confronter à d’autres techniques de culture et des plantes plus exotiques qu’ils n’auraient pas la chance de croiser dans un parcours traditionnel. Ce jardin est aussi une formidable aventure humaine malgré la barrière de la langue qui handicape parfois le contact entre les étudiants et les requérants. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’hepia.